INNOVATION 4 : Des espèces mineures pour de nouvelles chaînes alimentaire locales

INNOVATION 4 : Construire des chaînes de valeur locales d'espèces mineures pour reterritorialiser les chaînes alimentaires

Projet FIBANI – FIlières à BAs Niveaux d’Intrants

Ce que c'est :

Une initiative pour aider les agriculteurs à cultiver des cultures adaptées au climat, sobres en eau, en leur garantissant un marché : c'est l'objectif du projet FIBANI, une initiative lancée par la Métropole de Montpellier qui permet la distribution de produits locaux, de bonne qualité, aux cantines (plus d'informations ici).

Origine :

  • Une initiative lancée par la Métropole de Montpellier et ses partenaires en 2024 pour favoriser la durabilité de l'agriculture dans la région en cultivant des cultures adaptées au climat et sobres en eau, en particulier des légumineuses et des céréales rustiques (par exemple du petit épeautre, des blés anciens) (plus d'informations ici)  
  • L'objectif est de reterritorialiser les chaines de valeur agricoles, avec les bassins agricoles nécessaires (plus d'information ici).

Actions développées pendant le projet :

  • Production of pois chiche, lentilles et petit épeautre, transformé en Occitanie and distribué localement à Montpellier

Inspiration pour le site de démonstration de l'Aude (et les autres sites de démo) :

  • La problématique des cultures alimentaires à sobres en eau pour l’approvisionnement local est un sujet nécessaire à prendre en compte dans le DS de l’Aude, plusieurs des producteurs étant des viticulteurs qui ont changé, ou vont changer, d’activité.
  • La coalition d’acteurs rassemblés dans le projet FiBani est assez similaire au groupe avec lequel le projet MORFeuS travaille déjà : la communauté urbaine, la Chambre d’Agriculture, le CIVAM, l’INRAE et le réseau des entreprises biologiques en Occitanie, avec un représentant local qui pourrait être la coopérative Aude à Table.
  • Les questions liées au respect des contrats (absence d’achat de semences locales triées hors du territoire par le transformateur, et non‑achat de semences auprès d’un producteur local) ainsi qu’à la logistique (mise en sac sur les sites de production en sacs de 500 kg, alors que le secteur de la restauration utilise des sacs de 5 kg) nécessitent une planification soigneuse lors de la création de nouveaux partenariats liant producteurs, transformateurs et distributeurs.
  • Il faut rester vigilant quant à ces chaînes d’approvisionnement émergentes, car les coûts de production et d’achat – même subventionnés publiquement – peuvent aller à l’encontre des spécifications de qualité initiales : à Montpellier, il a été nécessaire d’acheter des lentilles biologiques du Canada (contiennent des résidus de glyphosate, autorisés dans ce pays) pour compenser le refus des autorités municipales d’acheter localement.
  • Renforcer le service de conseil technique agricole dans les filières où l’expertise n’est plus disponible (légumineuses, céréales patrimoniales).